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Un groupe de 13 personnes se dirige d’un pas décidé vers le grand hall de Pickering, à 20 km de Toronto, étape d’accueil pour une partie des groupes arrivant des diocèses canadiens. Sous les tee-shirts bleu vif des volontaires, on devine un uniforme bleu clair... JMJ direct mène l’enquête. Ce n’est pas évident car dès le début, les intéressés brouillent les pistes. Chantal est Suisse, parle Français et vit au Canada, plus précisément au Québec, à Baie-Comeau. L’accueil semble être sa vocation. Son diocèse vient de recevoir royalement un groupe de 100 Français, Normands de surcroît, ainsi que des jeunes de la Côte Nord, de Suisse, du Mexique, d’Haïti…Au programme : visites de sites forestiers, croisières, activités dans la ville axées sur l’aide aux autres, comme par exemple à travers des comptoirs alimentaires.
Une grande messe de clôture, célébrée conjointement par l’évêque français et l’évêque canadien a clôturé cette rencontre de quelques jours ; c’est, comme le dit Chantal : « une grande célébration où chacun apporte la richesse de ce qu’il est ».
Isabelle est habillée comme Chantal, et comme d’autres qui, derrière les stands d’accueil, s’empressent au service des pèlerins qui arrivent. L’explication : Elles ont partie de la communauté Myriam Bethléem, communauté fondée il y a 24 ans par Sœur Jeanne Bizier, et qui compte des frères, des sœurs, des prêtres. Cette communauté est contemplative la moitié du temps, et missionnaire le reste de la journée. Leur maison est une maison de prière qui accueille les personnes souhaitant se ressourcer. Elles animent également des retraites, des catéchèses, des soirées de prières.
Mais pourquoi les retrouve-t-on aujourd’hui dans un hangar près de Toronto, vêtue du tee-shirt des volontaires ?
La communauté est ici chez elle, puisque la maison-mère se trouve être celle de Baie-Comeau. Elle compte 14 maisons dont 9 au Canada… Pour ces sœurs, dont certaines ont déjà vécu les précédentes JMJ , elles avaient été touchées par le service des jeunes ; « c’est l’occasion de vivre autre chose : nous sommes ici chez nous et il nous est possible de participer aux JMJ en tant que serviteur ; on ne pourra pas forcément revivre les JMJ de cette façon alors qu’on pourra toujours accueillir des groupes. »
Et surtout, comme le dit tous les membres de l’équipe : « nous sommes canadiens, et c’est le Canada qui accueille ; nous avons envie de rendre service, de recevoir les jeunes du monde entier. C’est bien que nous puissions permettre aux autres de profiter à fond des JMJ. »
Le mystère est résolu. La clef, ils nous l’ont donné, d’un ton convaincu et avec leur plus beau sourire : « On est heureux de servir ».
23/07/2002 Daphné, Rédactrice JMJ direct |